21 h 07 les enfants dorment

L'atelier

Comment je travaille, le soir.

Un studio d'une personne, deux heures par soir. Pour avancer à ce rythme, je m'appuie sur des outils, dont Claude Code, l'assistant de programmation d'Anthropic.

Je décide de ce que doit être chaque jeu, j'y joue sur mon iPhone et je dis ce qui ne va pas. L'outil m'aide à écrire, lancer et vérifier.

Où il m’aide

  1. 1

    Le code

    Une bonne partie du code des 6 jeux : Unity 6 et C# pour Wipe !, TypeScript pour les autres (Phaser, Three.js, Canvas, Preact). Je relis, je teste, je fais refaire.

  2. 2

    L'équilibrage

    Des bots jouent des parties et on règle sur des chiffres. Exemple : dans Rembobine, un bot qui marchait tout droit ratait 8 caprices du Tamagoyle sur 24 ; après le correctif, 4.

  3. 3

    Les images, les modèles 3D, les sons

    Les scripts qui génèrent les images, les musiques, les voix et les bruitages, et ceux qui les préparent pour le jeu. Je choisis ce qui reste.

  4. 4

    Les traductions

    Français et anglais, en reprenant les vrais termes de chaque jeu.

  5. 5

    La fiche App Store

    TestFlight, captures, vidéo d'aperçu, contrôle avant envoi, par la ligne de commande. Rien n'est soumis à Apple sans mon feu vert.

  6. 6

    Les sites

    Les pages des jeux et ce site, pensés pour Google (sitemap, données structurées, pages rapides), avec leur image et leur vidéo de partage.

  7. 7

    La mise en ligne

    Les déploiements et les vérifications après coup.

Ce qui reste à moi

  • Le goût : ce qui est beau, ce qui est drôle, ce qui est juste.
  • Les décisions : quel jeu, quel boss, ce qu'on jette.
  • Le test sur un vrai téléphone, avec de vrais doigts.
  • Le feu vert avant tout ce qui sort : une mise en ligne, un envoi à Apple.

Ce que ça change

  • Une soirée courte suffit plus souvent pour avancer.
  • Les vérifications longues (bancs, captures) tournent pendant que je fais autre chose.
  • Ce qui n'est pas le jeu (stores, sites, traductions) prend moins de soirées.

La stack technique

Avec quoi tout ça tourne

L’assistant

Claude Code
l’assistant de programmation d’Anthropic, dans le terminal
T3 Code
plusieurs sessions en parallèle, une par projet
Remote Control
depuis mon iPhone

Les machines

Mac mini
le poste principal : code, builds iOS, Unity
Un NUC sous Linux
les bancs de bots, les archives, la place disque en plus
iPhone
pour jouer, tester et décider

Les jeux

Unity 6, C#
Wipe !
TypeScript
Phaser, Three.js, Canvas, Preact
Capacitor, Xcode
les versions iPhone et iPad

La création

Images
générées (OpenAI, Grok Imagine), retouchées par script
3D
Tripo, et Blender piloté par le code
Son
ElevenLabs pour les musiques, les voix et les bruitages

La mise en ligne

Cloudflare
Pages et Workers : les jeux dans le navigateur et ce site
GitHub
le code, et GitHub Pages pour certains jeux
asc, TestFlight
App Store Connect en ligne de commande
Astro
ce site

Mes ajouts

Ce que j’ai mis en place pour obtenir de bons résultats

Un outil seul ne suffit pas. Ce qui fait la différence, c'est le cadre : de la mémoire, des marches à suivre, des moyens de vérifier le travail, et des règles claires.

Une mémoire

Des notes relues à chaque séance : mes règles, mes goûts, les pièges déjà rencontrés. « Donne-moi toujours l'adresse réseau, je teste sur iPhone. » « Des méchants sérieux, l'humour dans les répliques. »

Des compétences sur mesure

Des marches à suivre écrites une fois, réutilisées à chaque jeu : mettre une app sur l'App Store de bout en bout, faire le site d'un jeu pour que Google le trouve.

Des bots qui jouent

Des joueurs automatiques, avec des graines fixes pour rejouer exactement la même partie. Chaque réglage de difficulté se mesure avant et après.

Des documents de conception

Les mécaniques des boss, les bonus, la difficulté, la durée de vie : écrits dans le dépôt, à côté du code. Ils servent de référence.

Plusieurs chantiers à la fois

Plusieurs sessions travaillent en même temps, chacune sur son jeu. Avec des règles pour ne pas se marcher dessus : vérifier git avant de valider, ne jamais fermer les navigateurs d'une autre session, et un garde-fou qui ramasse les oubliés toutes les 10 minutes.

Tout se pilote à distance

Je ne m'assois jamais devant le Mac ni le NUC. Règle d'or : tout outil doit se piloter en ligne de commande, et les alertes doivent arriver sur mon téléphone, pas sur un écran que personne ne regarde.

Des outils maison

Quand il manque un outil, on le fait. Exemple : Balance, une petite app qui libère la place disque du Mac toute seule et envoie les vieux fichiers sur le NUC.

Des garde-fous

Les clés et mots de passe sont chiffrés (fnox) et jamais versés dans le code. Rien n'est publié ni soumis à Apple sans mon accord. Les licences sont respectées : un asset acheté ne sert jamais d'entrée à une IA.

Fait avec l'IA. Pas à la chaîne.

Chacun de ces jeux a son genre, son univers et des mois de soirées derrière lui. L'IA ne choisit pas quoi faire : elle me permet de le faire. C'est toute la différence entre un studio et une usine, et c'est ce que j'essaie d'expliquer à Apple.