Un tower defense au stylo bille
Tout est parti d'une question bête, et si les tours se dessinaient ? Deux soirées plus tard, il y avait un jeu, une campagne et un mode à deux.
Tout est parti d’une question : et si, dans un tower defense, on dessinait ses tours au lieu de les acheter ?
Le 24 octobre, le premier jet tenait sur une page de cahier : des lettres qui marchent vers un cœur, un stylo bille bleu pour les arrêter. Le soir même, le jeu avait des tours dessinées, des spécialisations, des boss et un joueur automatique pour vérifier que tout se gagne.
Le 25, le reste :
- À deux : un salon avec un code de 4 lettres, et on voit le stylo de l’autre en direct.
- Une interface à main levée : des boîtes un peu de travers, des traits repassés, des séparateurs jamais droits. Comme un vrai cahier.
- Bille, une petite héroïne qu’on glisse au doigt sur la page pour barrer la route.
- L’iPhone Duo : fermé, les outils sous le pouce ; ouvert, le cahier sur deux pages.
- L’anglais : 684 textes traduits, et un test qui vérifie qu’il n’en manque aucun.
Ce que j’aime dans Rature, c’est que les ennemis sont des fautes : des accents, des points-virgules, des guillemets. Et qu’on les rature.